The Tree of Life, de Terrence Malick avec Brad Pitt, Sean Penn…

Palme d’or l’an dernier, le dernier Terrence Malick a divisé la critique autant que les spectateurs. The Tree of Life est un film à part, une expérience de cinéma surprenante qui invoque tous les sens. Un spectacle total qu’il n’est pas nécessaire de comprendre entièrement et qui implique de se laisser porter… À sa sortie, j’écrivais :

Terrence Malick est allé ailleurs, il propose une expérience de cinéma qui évoque par certains aspects Enter The Void, celle de Gaspard Noé. Le film de Malick semble un peu l’inverse de celui de Noé : l’expérience de cinéma n’est pas vraiment éprouvante, même si elle peut paraître étouffante, elle est indéniablement immense.

On adhère ou on n’y adhère pas, je penche de mon côté pour la première option. Terrence Malick n’a pas changé du tout au tout, on retrouve ses thèmes phares, ses habitudes de travail, son observation de la nature et on peut même tisser des liens avec ses films précédents et noter que dans la chronologie de l’histoire des États-Unis, The Tree of Life vient se placer après La Ligne Rouge qui suivait Les Moissons du Ciel et même Le Nouveau Monde. En un sens, Terrence Malick poursuit là son fascinant travail. Reste à savoir comment il va maintenant le poursuivre, réponse en théorie dès l’année prochaine.

Sherlock Holmes : Jeu d’ombres, de Guy Ritchie avec Robert Downey Jr., Jude Law et Noomie Rapace

Guy Ritchie avait réussi à dépoussiérer Sherlock Holmes avec un premier épisode fun et efficace. Malheureusement, Sherlock Holmes : Jeu d’ombres n’a pas réussi à renouveler l’exploit. Le fait qu’il n’y ait même pas d’enquête dans un film censé être de détective explique sans doute que ça ne marche pas vraiment dit. Cela dit, le spectacle est au rendez-vous…

Bilan mitigé pour Sherlock Holmes : Jeu d’ombres. Le spectacle est assuré et on passe globalement un bon moment en compagnie du détective et de son ami, mais le compte n’y est pas. Effaçant toute trace d’enquête, le dernier film de Guy Ritchie oublie totalement l’histoire qui est censée l’avoir inspiré pour un blockbuster d’action assez banal. Sherlock Holmes était prometteur, mais Sherlock Holmes : Jeu d’ombres est décevant. Espérons que la suite, si suite il y a, redressera la barre…

Gomorra, de Matteo Garronne

Gomorra avait fait sensation en 2008. Le film Matteo Garronne fait l’effet d’un coup de poing en révélant que la mafia était toujours d’actualité aujourd’hui et que ses méthodes cruelles n’avaient pas changé. Un film sec, filmé au plus près des violences, un film à découvrir si vous ne le connaissez pas encore.

Entre les murs, de Laurent Cantet avec François Bégaudeau

Palme d’or 2008 controversée — mais quelle Palme n’a pas été controversée ? –, Entre les murs propose une plongée dans l’univers d’un collège. Une docufiction avec de nombreux acteurs non-professionnels qui fait globalement mouche, même si le ton un peu revendicatif du film peut agacer. Les scènes dans la classe, avec les élèves, sont vraiment réussies.

Un Prophète de Jacques Audiard, avec Niels Arestrup et Tahar Rahim

Le nouveau film de Jacques Audiard est actuellement dans toutes les bonnes salles françaises. L’occasion de (re)voir Un Prophète, son précédent qui avait fait sensation en 2009. Un film dur et prenant sur l’univers carcéral en France avec deux excellents acteurs pour le tenir d’un bout à l’autre. Un grand film…